STANDARD
Tel. 01 45 06 01 56
Atlas - Paris

120, Avenue des Champs-Élysées, 75008 Paris

Atlas - Evry

6, rue du Bois Sauvage,
91000 Evry

Atlas - Nanterre

589, Terrasse de l’Arche,
92000 Nanterre

Atlas - La Défense

14, Terrasse Bellini,
92800 Puteaux – La Défense

Atlas - Antony

3, Avenue de la Division Leclerc, 92160 Antony

contact@atlas-justice.fr

Contactez-nous

URGENCE CONSTAT :

06 17 14 02 28

ATLAS JUSTICE

Constat 145 et saisie informatique : recherchez et sécurisez vos preuves avant tout procès

Lorsqu’une preuve essentielle risque d’être dissimulée, altérée ou détruite, l’article 145 du Code de procédure civile permet d’obtenir l’autorisation d’un juge pour faire intervenir un commissaire de justice. Celui-ci se déplace dans les locaux ou au domicile de l’adversaire afin d’y rechercher et saisir tout document utile y compris numérique sans que ce dernier en soit informé. Le Pôle constats et saisies informatique d’Atlas Justice vous accompagne pour transformer cet effet de surprise en preuves recevables.

Effet de surprise garanti

Intervention sans information préalable de l'adversaire, pour préserver les preuves avant leur disparition.

Expertise informatique

Saisie de données numériques (e-mails, serveurs, supports, postes...) réalisée avec le concours d'un expert.

Procédure sécurisée

Constats conformes aux conditions strictes de l'article 145 et aux exigences de la jurisprudence.

Réactivité

Prise en charge rapide, avant toute altération ou destruction des éléments de preuve.

Demande de contact

En soumettant ce formulaire, vous acceptez d’être contacté par Atlas Justice concernant votre demande. Vos données sont protégées conformément au RGPD.

Ou contactez-nous directement

Nos commissaires de justice se tiennent à vos côtés pour sécuriser vos démarches et défendre vos intérêts

Le « constat 145 » : un outil puissant de recherche de preuves

Le constat 145 tire son nom de l’article 145 du Code de procédure civile. Ce texte prévoit que, s’il existe un motif légitime de conserver ou d’établir avant tout procès la preuve de faits dont pourrait dépendre la solution d’un litige, des mesures d’instruction peuvent être ordonnées à la demande de tout intéressé, sur requête ou en référé.

Concrètement, il permet d’obtenir du juge — sans que l’adversaire n’en ait connaissance — la désignation d’un commissaire de justice chargé de se déplacer dans les locaux ou au domicile de l’adversaire, afin d’y saisir tout document permettant d’établir les faits allégués. L’intérêt majeur de cette procédure tient à son effet de surprise et à sa rapidité : faute d’information préalable, l’adversaire n’a pas la possibilité de dissimuler ou de détruire les preuves.

Dans quels cas recourir au constat 145 ?

Le recours au constat 145 couvre des situations très variées, en matière commerciale comme prud’homale. Quelques exemples permettent d’en mesurer la portée :

  • Établir que des informations sensibles (secrets techniques ou commerciaux) ont été communiquées par un salarié à une entreprise concurrente.
  • Prouver l’existence de négociations avancées entre une entreprise tierce et un distributeur encore lié par un contrat de concession.
  • Démontrer que des négociations préliminaires d’acquisition n’avaient pour but que de collecter de l’information sensible auprès d’une entreprise concurrente.
  • Dans une action en contrefaçon de prêt-à-porter, établir la date de création des patrons de modèles de vêtements.
  • Établir un détournement de clientèle par un ancien salarié au profit de son nouvel employeur.
  • Permettre à un ancien salarié de récupérer des éléments de preuve dans la messagerie professionnelle qu’il utilisait chez son ancien employeur.
Étape 1

Vous nous adressez votre demande en décrivant les faits et les éléments à prouver.

Étape 2

Nous vous adressons un devis et préparons la requête à présenter au juge.

Étape 3

Une fois l'ordonnance obtenue, nous réalisons le constat et la saisie sur-mesure.

Constat 145 : sécurisez la recherche de vos preuves

Un accompagnement réel

Le constat 145 déroge au principe du contradictoire : l’adversaire n’est pas informé. C’est une procédure exigeante, encadrée par des conditions strictes et une jurisprudence abondante. Seul un commissaire de justice, agissant dans le cadre d’une ordonnance, peut conduire ces opérations et produire des éléments de preuve réellement opposables et recevables devant un tribunal.

Une expertise technique et juridique

La saisie informatique ne s’improvise pas. Elle suppose une maîtrise technique — préparation d’une liste de mots-clés, intervention d’un expert informatique, accès aux supports, mise sous séquestre — associée à une rigueur juridique constante, afin de rester strictement dans les termes de l’ordonnance et d’éviter tout risque d’annulation ultérieure.

Nous pouvons intervenir notamment en cas de :

  • concurrence déloyale ;
  • contrefaçon ;
  • débauchage abusif de salariés ;
  • détournement de clientèle ;
  • communication de secrets techniques ou commerciaux ;
  • négociations menées de manière déloyale ;
  • récupération de preuves dans une messagerie professionnelle ;
  • dissimulation, altération ou destruction d’éléments de preuve.

La force probante du constat 145

Le procès-verbal dressé par le commissaire de justice dans le cadre d’un constat 145 constitue un mode de preuve solide et opposable à l’adversaire. Sa force probante repose sur le strict respect du cadre fixé par l’ordonnance et par la jurisprudence : existence d’un motif légitime, proportionnalité de la mesure, absence de tout caractère général d’investigation, et tri rigoureux des documents couverts par le secret professionnel.

C’est cette méthode à la fois technique et juridique qui transforme des éléments numériques fragiles et facilement effaçables en preuves recevables devant un tribunal, et qui sécurise efficacement une démarche contentieuse.

Le constat 145 déroge au principe du contradictoire, principe de droit présent dans toute procédure — civile, administrative, pénale ou disciplinaire — et qui veut que chacune des parties puisse discuter les faits et les moyens juridiques avancés par son adversaire.

Cette dérogation est rendue nécessaire par l’absence, en droit français, d’une procédure de « discovery » comparable aux systèmes américain ou anglais, qui oblige chaque partie à divulguer toute information utile à l’établissement de la preuve, même défavorable. En conséquence, il est possible que des éléments clés du dossier soient volontairement dissimulés ou truqués. Face à ce risque de dissimulation, d’altération ou de destruction, l’article 145 rend possible une stratégie contentieuse plus offensive, dans le respect des conditions prévues par le législateur.

Toute immixtion arbitraire dans la sphère privée est illicite. Pour autant, une atteinte à la vie privée n’est pas systématiquement interdite : elle peut être justifiée par la protection d’autres intérêts, notamment les droits de la défense, dès lors qu’elle reste proportionnée. La Cour de cassation veille au respect des droits de la personne en contrôlant que la mesure ne revêt pas un caractère général d’investigation, qu’elle procède d’un motif légitime et qu’elle s’inscrit dans une absolue nécessité.

La jurisprudence considère par ailleurs que les dossiers et fichiers créés par un salarié grâce à l’ordinateur mis à sa disposition par l’employeur sont présumés avoir un caractère professionnel. De même, le secret des affaires ne constitue pas en lui-même un obstacle à l’application de l’article 145, dès lors que le juge constate que les mesures procèdent d’un motif légitime et sont nécessaires.

En revanche, le secret professionnel reste pleinement opposable : correspondances entre un avocat et son client, secret médical, secret bancaire. Le commissaire de justice doit opérer un tri et écarter les documents qui en relèvent.

Le juge compétent est le Président du Tribunal de commerce du lieu du siège social de la société lorsque l’adversaire est commerçant, ou le Président du Tribunal judiciaire du lieu du domicile de l’adversaire lorsqu’il ne l’est pas.

Le constat 145 ne peut être mis en œuvre qu’à la condition qu’aucune procédure au fond portant sur les mêmes faits n’ait déjà été engagée. Le juge vérifie en outre que le requérant justifie d’un motif légitime, en produisant des pièces démontrant que le litige éventuel est plausible et pertinent, que la mesure sollicitée est proportionnée et légalement admissible, et qu’une mesure non contradictoire est nécessaire pour garantir l’effet de surprise et empêcher la disparition des preuves. La requête doit être à la fois complète et concise, et comporter une liste des éléments recherchés.

Le juge qui fait droit à la requête rend une ordonnance qui définit et cadre la mission du commissaire de justice. Cette ordonnance peut prévoir l’assistance d’un expert ainsi que la présence de la force publique, laquelle nécessite l’autorisation du préfet.

L’ordonnance précise avec le plus de précision possible le périmètre de la mission : se rendre au siège ou au domicile concerné ; se faire communiquer les éléments par les personnes présentes ; rechercher, accéder et consulter postes informatiques, serveurs, e-mails, supports de stockage et agendas ; reproduire ces éléments sur support informatique ou papier ; accéder aux codes et supports protégés ; prendre des photographies ; disposer d’un libre accès aux locaux ; et consigner les paroles prononcées au cours des opérations.

En amont, il est impératif de préparer les opérations : liste de mots-clés, de clients ou fournisseurs, de salariés, ou tout document de référence sur lequel s’appuyer. L’expert informatique prépare de son côté la mission et les outils nécessaires.

Sur place, le commissaire de justice signifie l’ordonnance à la partie requise, puis l’exécution peut commencer. L’expert effectue les manipulations techniques sous la responsabilité du commissaire de justice ; un échange permanent entre les deux permet de ne récupérer que les éléments probants et de rester strictement conforme aux termes de l’ordonnance. Le commissaire de justice relate les opérations de manière factuelle et en prend copie. Si l’ordonnance le prévoit, les éléments saisis sont placés sous séquestre. Le procès-verbal est ensuite transmis au requérant.

La partie requise peut former un recours en rétractation : si elle obtient gain de cause, les opérations sont annulées et les éléments restitués. De son côté, le requérant peut saisir le juge des référés afin d’obtenir, en quelques jours, la mainlevée du séquestre ; la procédure redevient alors contradictoire.

L’environnement technique peut poser problème : systèmes de technologies diverses, ordinateurs multiples, parfois en réseau, gros serveurs ou serveurs distants hébergés chez des tiers, accès protégés par mots de passe. Il peut également être nécessaire de rechercher des éléments effacés : l’expert informatique pourra alors récupérer des documents supprimés. Enfin, sur le plan humain, les personnes susceptibles de donner accès aux serveurs peuvent être absentes ou refuser de coopérer.

Que faut-il retenir ?

  • Le « constat 145 » est un puissant outil de recherche de preuve ;
  • Il permet d’obtenir du juge et sans que l’adversaire n’en ait connaissance, la désignation d’un huissier de justice chargé de se déplacer dans les locaux ou le domicile de l’adversaire afin de saisir tout document permettant d’établir les faits allégués.

Le coût

Pour toute demande relative au coût d’un constat, veuillez nous contacter au 01 45 06 01 56.